Témoignages d’Enfants ou de compagnes de prêtres et Commentaires reçus à Eds


EdS TÉMOIGNAGES
Vous trouverez dans cette page les témoignages de prêtres, de mères, d’enfants de prêtres et de personnes qui ont accepté de nous raconter un brin de leur histoire, souvent à la suite d’une émission ou à la suite de la parution du livre d’Anne Marie Mariani : »Le Droit d’aimer ».

D’autres témoignages sont accessibles en cliquant dans la page d’accueil du Blog sur « Catégorie » / Témoignages.
NB. Nous leur avons donné un Numéro car ils servent de référence dans un article à paraître.
————————Paysage de moisson
1. Aidez-nous !
Dans LA CROIX du 20 octobre, vous avez consacré une page aux enfants de prêtres et de religieux. Bravo et merci, je partage totalement votre analyse. Mais… quel diacre, quel prêtre, quel évêque, quel cardinal, quel pape (quels laïcs) se soucient des enfants de prêtres, dont je fais partie ?

Totalement ignoré par mon père (mon papa) qui fut, lorsque l’évêque de Dijon sut la « chose », éloigné de Beaune où il exerçait afin (comme toujours!) de taire « l’affaire »! Pas d’histoires de femmes, de sexe, de chasteté, etc…Ma mère (ma maman) en a eu la vie brisée, me reconnaissant sous pression notariale quand j’avais 55 ans. L’existence de celui avec qui elle m’avait conçu m’a été révélé par l’une de ses amies, à sa demande, après sa mort. Puisse l’Eglise aider les enfants de prêtres !

(LA CROIX – Courrier des lecteurs – 25 janvier 2012)

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1bis.  Bonjour,

Bien entendu vous pouvez choisir des phrases de mon témoignage pour le blog et j’espère que nous serons encore nombreux à témoigner.
J’ai lu que nous serions 10.000 enfants de prêtres en France et pourtant, quand je cherche sur internet, très peu de noms reviennent, très peu de témoignages qui pourraient nous aider à nous sentir moins seuls face au secret et à l’isolement que nous avons subi.

En ce moment, je cherche des livres sur le sujet mais à part le livre d’Anne Oxford ou celui de Marc Bradfer, je n’en ai pas trouvés. J’ai hâte de lire le vôtre en janvier (celui d’Anne Marie Jarzac-Mariani « Le Droit d’Aimer ». Ndlr).

J’écris depuis toujours  pour moi et je me suis souvent demandée si un jour, j’oserais raconter mon histoire, la faire lire.

Parfois, j’ éprouve le besoin de clamer enfin la vérité pour combattre la honte mais à d’autres moments, je me dis que chaque personne, chaque famille a ses secrets, ses histoires et que la mienne n’en est qu’une parmi d’autres, qui sans doute n’intéresserait pas grand monde…

Je serais curieuse de connaître le parcours de votre écriture personnelle à l’envoi d’un manuscrit, au choix de l’éditeur, comment votre histoire à été reçue par les premières personnes qui l’ont lue.

Pour l’instant, je n’arrive que à communiquer par écrit mais j’espère pouvoir un jour vous contacter par téléphone, je crois qu’il me faut juste du temps. Je vous embrasse.

Lucie (Seul le prénom a été modifié Ndlr)
Mon témoignage :
Je m’appelle Lucie
Mes parents ont choisi mon prénom ensemble.
Cet homme qui m’avait donné la vie, qui voulait une petite fille pour second enfant , était très fier ce jour-là.
Je n’ai jamais su qui était vraiment cet homme, bien que nous vivions sous le même toit ma mère, mon frère et lui, « le pape » comme on le surnommait.Nous n’avons jamais réussi à l’appeler papa mais nous ne savions pas pourquoi.
Quatorze ans plus tard, quelques heures après sa mort, ma mère m’a dit:
« J’ai quelque chose à te dire, assieds-toi ».
Je me suis assise et j’ai écouté.
« Ton père était prêtre mais il n’a jamais eu la force de te le dire. J’ai essayé de le convaincre de vous en parler pour apaiser son mal être, sa souffrance mais il n’a jamais voulu le faire. Il m’a interdit de vous en parler. »
Soudain, tout s’est éclairci, la différence d’âge avec ma mère – 41 ans -, l’isolement familial, la honte, l’alcoolisme, les coups, le silence, le poids du secret, les « fils de Satan », les « fille du Diable », les  » la pire chose que j’ai faite , c’est de vous avoir donné la vie »….
Pendant toutes ces années, c’est l’école qui m’a permis de sortir de ce climat qui me terrifiait; je voulais même y aller le dimanche!
Après mon bac, j’ai fait 10 années d’études.
Malheureusement, on ne peut pas étudier toute sa vie et rester cachée derrière ses livres. Bien qu’ayant acquis des connaissances pendant toutes ces années, je suis paralysée quand je dois aller travailler.
J’ai consulté.
Bilan: manque de confiance en soi dûe à des carences affectives.
Qu’en serait-il si, de tout temps, les prêtres avaient pu être reconnus et acceptés comme père ?
Aujourd’hui, je vous contacte pour retrouver l’estime de moi-même, moi, la fille de curé.
Je vous remercie de l’attention que vous porterez à mon témoignage et espère que vous pourrez m’aider par vos conseils et votre soutien pour regagner confiance en moi et vivre enfin ma vie de femme.
Cordialement. Lucie.

2. Enfants de prêtres, un problème ou une chance ?
Je ne me rappelle plus vraiment à quel moment de ma vie j’ai appris que mon père était prêtre. En fait, c’est comme si je  l’avais toujours su. Je me rappelle vaguement d’une conversation entre ma mère et ma sœur. Elle avait dû le dire à l’école et cela avait engendré une drôle de discussion avec son professeur. J’ai donc écouté cette conversation sans trop comprendre pourquoi il ne fallait pas le dire à tout le monde. Car pour moi, l’histoire de mes parents est une histoire dont je suis fier et que j’aime beaucoup raconter.

(Marc 29 ans)
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3. Incitation à l’adoption
L’épisode le plus détestable de mon histoire :
Un an après ma naissance, ma mère est retournée à Oran où elle avait connu mon père et où il était prêtre, pour frapper aux portes des autorités religieuses, afin de libérer mon père des pressions qu’il subissait pour l’empêcher de quitter son ministère de prêtre pour m’élever avec elle. Maman demandait également une reconnaissance de paternité…

L’évêque lui a proposé de l’argent afin d’acheter son silence et il lui a conseillé  de disparaître avec moi pour éviter le scandale.

Par la suite, ma mère a eu des problèmes de santé importants, et ne pouvant plus s’occuper de moi, les autorités religieuses ont  incité mon père à demander à un couple stérile de me prendre en charge en m’adoptant. Cette adoption a avorté dès que ma mère a pu me récupérer et fuir avec moi un environnement hostile.

Anne-Marie MARIANI-JARZAC, présidente de Eds
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4. Je suis fière de mes parents
Bien sûr, pour moi mes parents sont un modèle d’amour, car ils étaient convaincus que leur amour était plus fort que tout. Ils ont dû affronter leur famille, défier les codes établis, braver les qu’en dira-t-on au risque de s’isoler, de se faire rejeter, de tout perdre. Mais ils étaient sûrs de leur amour et prêts à assumer ce choix ensemble.

Je suis fière d’eux et très impressionnée par ce choix qui n’a pas du  être facile.
Je les remercie, car grâce à eux, mon frère et moi-même, nous sommes là aujourd’hui.

                                                                                                          Gwenaëlle (31 ans)
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5. Je suis mariée avec un Prêtre
Extrait du livre « Fils de prêtre » (Marc Bradfer)

« Je suis mariée avec un prêtre…
– Vous devez quitter cet homme!
– Mais ce n’est pas possible, je l’aime et nous avons des enfants…
Celui qui m’entendit parler ainsi quitta brutalement le confessionnal sans rien me dire. J’étais allée me confesser de ma faute à l’église du Taur; c’était en 1945, juste après la fin de la guerre, j’avais vingt deux ans.

Tu vois, Marc, je ne pouvais plus prendre la communion, je n’en avais pas le droit. J’en ai parlé bien des années après à ton grand-père, qui m’a dit, en me rassurant, que cela n’avait désormais plus d’importance, et que si je le désirais, je pouvais communier. Il le prenait sur son compte.
Voilà comment ma mère fut chassée du confessionnal où elle s’était agenouillée. Elle avait cru que la faute qu’elle portait pouvait monter jusqu’au ciel et s’en trouver libérée par Dieu.
Mais non, cette femme qui avait péché aux yeux de l’Eglise, cette femme, ma mère, soudainement bâillonnée et emmurée dans son désir d’être écoutée et comprise, ne parviendrait plus jamais à se réconcilier totalement avec l’Eglise. Il était interdit d’aimer, d’être une femme, et de vivre l’amour.

Dans l’Évangile, le pain était rompu pour être partagé, chacun prenant une part, mais ce jour-là, dans ce confessionnal, la parole fut rompue pour être condamnée et ce prêtre refusa de prendre sur lui une part du désarroi d’une jeune mère qui lui faisait confiance. Il ne restait que le silence, le vide, l’abandon et la fuite.
Le confessionnal devint le tombeau de sa parole !

Marc Bradfer
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6. La « Sainte » église !
Mes parents m’ont permis de croire en moi et d’avoir confiance en la vie ; aujourd’hui, je vis ma foi à ma manière, mais je dois dire que j’ai beaucoup de mal à comprendre tous ces rites autour de la religion chrétienne, ainsi  que toutes ces mascarades, ces déguisements et ce non progrès par rapport  au monde dans lequel on vit. La preuve en est que mon père s’est finalement marié et je trouve ça beaucoup plus logique. Cela ne l’a pas empêché d’approfondir sa foi ; il a juste été rejeté par la soit-disant « Sainte » Eglise.

J’ajouterai que lorsque j’étais jeune adulte, je n’ai pas toujours dit que mon père était prêtre, car j’avais l’impression que c’était mal vu, tandis qu’aujourd’hui, si je dois en parler, je le dis volontiers et cela me semble tout à fait normal.

Emmanuel 46 ans
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7. Témoignage d’une fille de prêtre
J’ai grandi seule avec maman, mon père m’ayant abandonnée à la naissance.
J’ai toujours vécu dans le silence, le rejet des autres, l’absence et des interrogations en permanence, car autour de moi, plusieurs personnes étaient au courant. J’ai appris qui était mon père à l’âge de 31 ans, car j’étais arrivée à un point de non-retour, en particulier au niveau de ma santé physique. Maman a compris qu’il était vital de me dire la vérité.

Depuis, maman m’a parlé. Cela a été très difficile entre nous durant quelques années ; maintenant cela va mieux et nous nous retrouvons ; mais il reste des sujets délicats…
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9. Témoignage anonyme d’un prêtre
Aujourd’hui on envisage relativement plus facilement, pour un prêtre, une relation affective avec une femme, une relation tout à fait humaine, normale, naturelle…

…L’Eglise voudrait faire croire qu’une vie d’amitié peut remplacer une vie d’amour. Mais, à force de repousser ces débats, elle va se retrouver face à des scandales encore plus graves qui risquent de la condamner encore plus durement…

…J’ai vraiment le sentiment de vivre beaucoup de respect vis  à vis  des femmes, et aussi une certaine « distance » vis-à-vis des femmes en général… Ceci grâce à l’amour que je vis avec ma compagne, à la sexualité partagée avec celle-ci dans un véritable amour, et aussi grâce à la fidélité que je vis avec elle depuis 28 ans, mais sans cohabitation. Et c’est ce qui me rend heureux dans ma vie de prêtre aujourd’hui. Or ceci, je ne peux pas le dire officiellement car un prêtre ne doit pas vivre une relation amoureuse avec une femme. Pour moi, je ne peux plus être prêtre sans cet amour de ma compagne. Et si l’Eglise m’excluait à cause de mon amour pour elle, je serais profondément cassé humainement…

…On va me répondre : « Tu t’es engagé librement, au moment du sacerdoce, à vivre le célibat »… C’est vrai que je me suis engagé au célibat, et j’y croyais. Mais il y a eu le concret de la vie, et malgré le discernement  vécu au séminaire, malgré toute la formation reçue concernant la vie affective, à partir de la dixième année de vie sacerdotale, je me suis interrogé sur le pourquoi du célibat obligatoire pour être prêtre …

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10. Une bénédiction pour moi

+ commentaire 40 ans je suis fille de prêtre
J’ai su très tôt que j’étais la fille d’un prêtre. Je ne me souviens pas avoir ressenti de honte, et c’est sur mon chemin de femme en devenir que j’ai pu toucher du doigt  le sentiment caché d’une certaine culpabilité, pas celle liée à ma présence mais celle d’avoir bifurqué dans son engagement. Malgré tout, dans mon enfance, dans ma jeunesse, j’ai aimé le sens des écritures, l’histoire de Jésus narrée, le chemin de ces deux-là nourris du verbe. Ils m’ont transmis le goût de rester une personne en recherche.

Aujourd’hui, je mesure totalement la chance qui m’a été offerte de comprendre, très tôt, qu’un père qui possède autant de spiritualité et qui la fait partager sans prosélytisme, est une vraie bénédiction pour moi.

(Claire 46 ans)
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11. Assez d’hypocrisie
J’étais enceinte, et la réaction de  mon ami prêtre quand je le lui apprends est qu’il faut « le faire passer »! J’ai refusé, et son supérieur m’a ensuite proposé de le confier dès sa naissance à un couple stérile..

L’évêque de l’époque a ensuite envoyé mon ami « se reposer » dans un pays voisin pendant 4 mois, pour me dire à son retour qu’il ne pouvait en aucun cas assumer sa paternité!

Quand mon fils a eu douze ans, je lui ai expliqué la situation comme j’ai pu ; il m’en a beaucoup voulu, et n’a jamais pu ni  voulu en reparler.

Une de mes attentes serait que la hiérarchie cesse d’être hypocrite; qu’elle conseille vivement aux prêtres pères de reconnaître cet enfant, et que la hiérarchie, tout comme elle le fait pour les prêtres, aide concrètement et financièrement les compagnes mamans à élever leur enfant.

12. Après l’émission sur France 2 (Envoyé le 28/03/2014 à 14:47)
Bonjour,
j’ai vu l’émission sur la 2 et c’était très émouvant pour moi.
J’ai frémis à l’idée de cette petite fille qui représente à la fois un bonheur pour ses parents mais aussi un drame.
Mais comme l’a dit la psychologue, vos parents ont été déterminés, courageux, clairvoyants et LIBRES ! Et cela vous a été transmis.
Mon père a lui aussi demandé à quitter son ministère et ce fut très difficile à obtenir. Il ne se sentait pas dans sa voie, et puis la guerre l’a plongé brutalement dans un monde civil cruel et terrifiant dans lequel il a voulu jouer son rôle, quitte à perdre le vie… plutôt lui qu’un de ses amis mariés et avec enfants … Et ce n’est que 2 ans après avoir célébré sa dernière cérémonie qu’il a rencontré Maman. Donc je ne suis pas une fille d’un amour interdit. Mais … (J’abrège…)
Je n’ai découvert cela que par hasard, 6 ans après sa mort, car il n’a rien dit.
Maman non plus ! J’avais 59 ans !
Je me suis sentie victime d’une énorme imposture alors que Papa a été merveilleux de tendresse, d’amour pour ses 8 enfants, et puis une lumière, un génie…
Mais Qui était-il ?
Voilà la question que je me pose et cela fait tourner dans ma tête des milliards de points d’interrogation ! Alors je cherche, je rencontre des gens, je vais dans sa paroisse, je découvre son calice… Des objets, des souvenirs prennent sens petit à petit. Mais il est trop tard pour en parler avec lui. Quel dommage ! Cela aurait été si simple !
Je ne lui en veux pas du tout mais il s’est trompé en décidant (sous la pression de maman et de la société …) de ne rien nous dire. Dans une famille, les secrets sont destructeurs.
Merci de vos témoignages, je vous souhaite le meilleur, et surtout d’être heureuse de la richesse de votre héritage. Une médaille a deux côtés et son beau côté, pour vous comme pour moi, est splendide!
Affectueusement.

12. Jacqueline
. (12 05 14)

Félicitations Anne-Marie, ce livre est un témoignage poignant, douloureux et de souffrance infligés par l’Eglise au nom de Dieu!!! On ne peut que s’indigner et faire honte à cette religion ; créée par certains êtres humains pervers à tous les niveaux; d’une telle hypocrisie!!
Comment peut-t-on se permettre de parler de famille, voire de Sainte Famille lorsque l’on ne crée pas de famille soi-même!!
La honte ne doit pas se situer au niveau des enfants de prêtres mais au niveau d’ignobles individus qui on créé leur propre loi à leur propre profit pervers.
Heureusement qu’un prêtre « hors du commun » a su écouter votre histoire avec une telle bienveillance.
Que penser aussi des évêchés qui font signer un protocole qui conditionne l’octroi d’une prime mensuelle pour l’enfant d’un prêtre à la condition expresse que ce dernier s’engage à ne jamais le voir !!!

13.  Commentaire lié à l’article « Une bénédiction pour moi »/  Envoyé le 27 12 14

40 ans, je suis fils d’un prêtre. Très tôt je l’ai appris,  je ne l’ai jamais caché, tout le monde de mon entourage l’a toujours su, car mon père , en étant prêtre, était très connu dans la ville où nous étions: je pense qu’au début il a caché sa relation avec ma mère ,mais une fois que j’ai étais là il n’a plus rien caché. mon pere m’ayant laissé libre n’a pas voulu me baptisé petit, disant que c’était a moi de faire mon choix plus tard.
je me suis convertit a l’age de 19 ans et j’ai demandé le baptème a l’age de 27 ans apres un long cheminement croisant sur ma route des catholique de tout bord. Je n’ai jamais caché que mon père avait été prêtre, et pour tout vous dire, je n’ai pratiquement jamais eu de probleme avec cela. il y a eu juste 2 fois où j’ai ressenti un malaise, pas pour moi, mais pour la personne qui étais en face de moi: j’ai cru qu’elle allait faire une syncope et pour tout dire: je me suis demandé d’où elle sortait car c’était la premiere fois que je voyais une telle réaction en disant cela a quelqu’un. Et pourtant des cathos; et des purs et durs si je peux me permettre de les appeler comme cela , j’en connaissais un bon paquet et ils savaient tous pour mon pere. Certains meme l’ont connu. D’ailleurs le prêtre qui m’a baptisé était un grand ami a la famille et donc de mon père, ils se connaissaient depuis l’époque où mon père était prêtre; et toute l’équipe qui m’accompagnait savait qui était mon père; ou mieux l’avait connu étant prêtre: et je n’ai absolument jamais eu aucun problème. Et quand j’ai découvert que je n’était pas le seul « fils de pretre » mais que beaucoup se cahait où n’osait pas l’avoué; j’ai vraiment été très surpris. Même mon père m’a posé la question une année (car j’ai fait mon lycée dans un lycée privée catholique et beaucoup parmi les responsables et professeurs savaient pour mon père), si on ne me faisait pas souci par rapport à cela; et encore je suis tombé des nues , car non plus la bas je n’ai eu de soucis par rapport à cela.

14. Josiane dit (envoyé le 24 03 14) : bonjour, je vais être dure mais si les prêtres qui vivent cette situation justement ne se cachaient pas et pensaient aussi à la femme qui partage sa vie peut-être que l’eglise évolurait plus vite. Vivre au grand jour n’a pas été facile tous les jours mais quelle preuve d’amour pour notre couple et les enfants qui sont venus.En lisant vos témoignages centrés sur vous meme et votre propre souffrance j’ai du mal à imaginer la place que vous faites à la personne que vous dites aimer

15. X. (Envoyé le 18 03 14 ) : Je viens de terminer la lecture de votre livre. J’ai été très émue. Moi-même ne comprends pas pourquoi les prêtres ne peuvent pas se marier. Je ne vais pas souvent à la messe car je suis souvent déçue par les homélies. J’ai eu l’occasion d’assister à 2 homélies du Père Gilbert, et là, j’ai été bouleversée. Si j’avais un prêtre comme lui, j’irai tous les dimanches à la messe.

16.  Envoyé le 24/02/2014 à 22:14
Merci pour ce livre. Des personnes de cœur comme vous me feraient entrer dans une église pour une autre raison que l’admiration de l’architecture !

Quand j’étais enfant, j’ai passé une magnifique semaine, avant la confirmation, avec un jeune prêtre, l’abbé Dupont, Il était intéressant et nous parlait vrai, y compris de sa douleur car il revenait de la guerre d’Algérie et savait faire des pauses avec nous en courant avec sa soutane derrière un ballon.
Du jour au lendemain, il a disparu sans même pouvoir nous dire au revoir.
Il parait que sa voiture était trop souvent garée devant le logement d’une paroissienne…
Nous avons retrouvé nos deux « vieux » curés.
Vieux, car sinistres et surtout à l’esprit étroit et sans aucune pédagogie.
L’abbé Lagache n’a pas hésité à m’humilier par deux fois devant les autres enfants et nous tançait si nous n’avions pas fait pointer notre carte attestant que nous avions bien assisté à la messe le dimanche.
Belle motivation !
Comme je ne recevais aucune tendresse à la maison, j’ai été, comme mes deux frères, suicidaire à l’adolescence.
Je n’avais personne à qui me confier et le curé aurait été bien le dernier à qui je me serais adressé.
Au père Dupont, je suis certain que j’aurais demandé secours.
C’est à des parents éloignés et croyants, qui mettaient en oeuvre leur foi, que je dois d’être en vie. Sans même en parler, ils ont compris ma détresse et m’ont ouvert leur coeur et tendu la main.
C’est pourquoi que je ne suis pas anti-catholique et que je donne quelques euros au Secours catholique.
J’essaye aussi d’écouter et d’aider les personnes en détresse que je rencontre.
Quand l’église donnera la place qui leur revient aux femmes, aux divorcés remariés et aux homosexuels, je franchirai la porte.
Je suis pour la liberté de mariage des membres du clergé, hommes et femmes.
J’ai manifesté en faveur du mariage pour tous bien qu’hétérosexuel.
Je suis pour la loi sur le statut de la famille qui vient d’être reportée, pour l’adoption par les couples homos avec les mêmes démarches que les autres couples, pour la PMA.
Par contre, je suis très réservé sur la GPA car une mère porteuse ne doit pas pouvoir se séparer de cet enfant sans séquelles et qu’il y a, aussi, de gros problèmes financiers et de l’exploitation.
Je suis contre l’avortement, pas parce que l’on supprime un embryon, mais parce qu’une femme subissant un avortement en garde des séquelles morales et parfois aussi physiques.
Par contre, je suis pour la loi Veil.
Je suis un bébé ogino, ce qui explique en partie l’absence de tendresse à mon égard.
Je suis un avortement de moins car ma mère a connu la table de cuisine et l’aiguille à tricoter à plusieurs reprises.
Voilà, votre père était quelqu’un de bien et certainement plus honorable qu’un certain cardinal mort dans un escalier de Pigalle en allant « porter de l’argent pour son avocat » à une prostituée notoire.
Encore merci et bon courage pour mener votre lutte.

17. Envoyé le 21/02/2014 à 14:48

Bravo Anne-Marie pour ce livre. J ai également vu le reportage télé et je vous trouve formidable d avoir eu le courage de révéler votre histoire.
En 2002 j ai moi même assisté a l’ordination d un jeune prêtre ami de la famille et qui par la suite a procédé au baptême de ma petite fille.
Depuis j ai appris qu il avait quitté la prêtrise et qu il avait fondé une famille et j en suis très heureuse pour lui mais aussi très triste pour l’église car c était un prête formidable et très aimé de sa paroisse.
Bravo pour votre combat pour tous ces jeunes gens que l église condamne au célibat !

18. Envoyé le 12/02/2014 à 10:58 | En réponse à enfantsdusilence.

Monique a raison:  » Il y a trop d’hypocrisie dans l’église. » Bien que catholique, je pense que le Vatican a tué et continue de tuer l’église. Le scandale de la pédophilie ?
Minimisé ! Un prélat polonais devrait être extradé dans son pays ? Sacrilège, il reste à Rome. L’ONU réagit ? L’Osservatore Romano s’étonne… Faisons comme les Orthodoxes, laissons les prêtres se marier si tel est leur désir ! En Grèce, cela ne pose aucun problème et je n’ai jamais eu connaissance de scandales !… Autre chose : dans ce pays, être enfant de prêtre serait plutôt un avantage !… Que va faire le pape François ? Il me semble, au moins pour l’instant, trop figé dans ses idées conservatrices sur le sujet… Espérons qu’il évolue avec les années !

19. En réponse à LALECHERE. Envoyé le 09/02/2014 à 16:38

Pascale, tu es une femme intelligente et pleine de bon sens!
Oui, quand un prêtre se comporte en humain et qu’il rompt son engagement, il est rejeté sans scrupule, sans un sou et c’est le vide autour de lui.
L’ Evangile, c’est aller au devant de ceux qui sont exclus, c’est tendre la main à ceux qui « faillissent » et qui attirent le mépris.
« Que celui qui se tient debout, prenne garde de tomber »!! nous disent les Ecritures
Lorsque Jésus va au devant la Samaritaine ou de la femme adultère, il n’y a aucun reproche de sa part sur l’engagement rompu [concernant le mariage], mais seulement une recommandation.
A. M. Jarzac

20. Monique reçu le 09 02 14 à 08h59

Bonjour, Anne marie,
Je viens de lire votre livre; je ne suis pas concernée du tout, mais j’ai été très émue, et j’en ai pleuré, je suis croyante, mais je ne pratique pas, car il y a trop d’hypocrisie dans l’église; j’admire votre courage, pour l’avoir écrit, mais votre force pour avoir supporté; Que de souffrances pour vos parents, et vous-même, Vous êtes merveilleuse, merci !

Monique

21. Manu (Reçu le 08/02/2014 à 06:55)

Merci pour ce lien de l’interview de PPDA
et merci Anne Marie pour votre implication, votre courage et votre soutien envers tous les enfants de prêtre a travers vos témoignages et le récit de votre histoire
Nous devons tous faire ce petit pas pour que tous ensemble nous franchissions cette marche qui permettra à l’Amour de triompher, et que chacun ait  » le droit d aimer »…
Amitiés
Manu

22. X.  Envoyé le 30/03/2014 à 14:11

Grand merci pour votre livre témoignage. J’ai bien connu la région dont est né votre Père et il est vrai qu’il y a bien des années. Aussi je crois par mon expérience que la situation est désormais différente.
Rien n’enlève à ce que vous avez souffert, vous, votre Papa et votre Maman. Je connais un confrère qui a quitté et qui désormais anime la messe dans sa  paroisse. Puisse tous les prêtres qui ont du quitter pour une raison ou une autre

23. Z.  Reçu le 25/04/2014 à 09:29

Bravo Anne-Marie, je viens de lire votre livre qui m’a beaucoup ému en pensant à tant de souffrance, celle de vos parents, la vôtre, il était nécessaire d’écrire votre histoire et de rendre hommage à vos parents. Je ne pense pas que le pape François change la loi du célibat des prêtres, c’est toute la question des ministères qui est à repenser, les nouvelles communautés sont vont trouver comment célébrer le partage du Pain et du Vin, en élisant leur président ou présidente d’assemblée, en lien avec l’Eglise, il nous faut inventer, cela ne viendra pas d’en haut. L’Esprit souffle où il veut…

24. Une fille de prêtre via Laurent Marc (suite à l’article « Une bénédiction pour moi »)
J’ai su très tôt que j’étais la fille d’un prêtre. Je ne me souviens pas avoir ressenti de honte pour cela !

25. En réponse à Robert Jean Pierre / Envoyé le 09/02/2014 à 16:43 .
Merci, Jean-Pierre! Je suis très heureuse de votre réaction! Elle rejoint mes idées, et les idées de la plupart…N’hésitez pas à intervenir sur le blog.
A.M.Mariani
NB. Robert jean-Pierre leslivresdejean-pierrerobert
jean-pierre.robert05@orange.fr

26. Z. Belloi Envoyé le 05/04/2014 à 06:32

Ravie de connaitre cette page. Suis dans une situation similaire mais impossible d’en parler.  Je me demande meme si je fais bien de vous ecrire, on craint tout le monde. Conctact direct svp.

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Vous aussi, n’hésitez pas à nous écrire, à nous contacter. Nous avons des choss à nous dire et peut-être à faire ensemble ! Utilisez le Formulaire de contact ci-dessous.

 

 

 

 

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