Peut-on ajouter un commentaire aux articles ?


Mais bien sur !! Vous y êtes même encouragés !
Voici par exemple le commentaire apporté par une lectrice à propos d’un artricle sur le Célibat :

Bonjour,
Beaucoup de tristesse derrière ces lignes …

Pour votre attente exprimée dans cette phrase : « je ne comprends pas comment nos bons catholiques ne descendent pas dans la rue pour faire sauter ce verrou du célibat », je me permets de vous donner le ‘point de vue protestant’ de l’histoire du célibat.

La chasteté est arrivée dans l’histoire de l’Eglise, dès la fin du IIème siècle par les moines, uniquement par les moines, qui faisaient vœux de chasteté et vivaient en ‘ascètes’.

En fonction des lieux, l’histoire n’est pas tout à fait la même, à ces époques (jusqu’en 1870), les diocèses vivaient assez indépendamment les uns des autres.

Les prêtres, évêques, etc étaient eux souvent mariés. Leurs enfants héritaient du ‘patrimoine’ de leur père, du patrimoine de l’Eglise en quelque sorte. Afin que les héritages restent ‘au sein de l’Eglise’, les ecclésiastes ont été priés de ne plus se marier, et ils ont alors fait vœux de … célibat.
Ce n’est pas le même vœux que font les moines, qui faisaient eux vœux de chasteté.

Il y a malheureusement un ‘grand silence’ à ce sujet, et je pense qu’à part dans les Bibliothèques de Genève en Suisse, ou encore dans les pays anglo-saxon, donc dans les états anciennement protestants, il y a très peu d’information à ce sujet dans les pays ‘à prédominance historique catholique’. En 1124, (concile de Latran I) le pape Callixte II déclare que tous les mariages doivent être invalidés. Les ‘hommes d’église’ doivent renvoyer femme et enfants. Et ils les ont renvoyés. Par contre, il n’était pas interdit, mal-vu, d’avoir des concubines et des enfants. Les enfants n’étant pas officiellement ‘reconnus’, ils n’héritaient pas du patrimoine de l’Eglise. Il semblerait qu’auparavant, tous les enfants étaient successeur de leur père (ou de leur oncle) dans l’Eglise. Puis les prêtrises se sont transmises comme ‘des fonds de commerce’, plutot comme des études de notaire. En 1074, le Pape Grégoire VII avait tenté de justifier le célibat d’un point de vue théologioque et historique, et avait obligé au célibat, les candidats au sacerdoce. Entre deux, en 1215, le sacrement du mariage a été instauré par le grand concile œcuménique Latran IV. Auparavant, personne ne se mariait ‘à l’Eglise’.

Par la suite, il a été ‘mal-vu’ d’avoir ‘officiellement’ une concubine et chasteté et célibat ont été souvent confondu par les laïcs. L’Eglise ne s’est pas empressée de donner des informations claires à ce sujet.

Bien que les laïcs étaient souvent eux ‘tolérants’ avec leur prêtre, et ‘fermaient les yeux’ sur sa « bonne ».

Ce n’est que récemment, que les nouvelles générations ont ‘poussé à la transparence de l’Eglise’ et que la chasteté est devenue quelque chose comme quelque chose souhaitable, c’est à dire, les nouvelles générations ont demandés de la cohérence.

Auparavant, tous allaient ‘à l’Eglise’ quel que soit son ‘comportement’. Les laïcs demandent maintenant, une Eglise respectable, si je puis m’exprimer ainsi, à laquelle s’identifier, qu’ils puissent en quelque sorte respecter.

Il semble que le Pape commence de mettre un peu de lumière sur le patrimoine actuel de l’Eglise. Il a mandaté une femme pour répertorié les biens de l’Eglise. Malheureusement, la question du mariage des prêtres commence par cette question de patrimoine A qui appartient quoi ? C’est à dire, qui en hériterait ?

Sans cette facette financière, je présume qu’il y a longtemps que le mariage serait si ce n’est autorité, en tout cas toléré ?

Puisse votre parole faire avancer votre Eglise dans la bonne direction.

(Est-ce qu’il est possible de reprendre l’article qui annonce votre passage à la télévision? )

  • enfantsdusilence a répondu :

    Merci pour votre intervention.
    Connaissez-vous des documents sur cette question qui aportent un éclairage supplémentaire ?
    Une question nous a été posée, un pressentiment même. Vous écrivez « en 1215, le sacrement du mariage a été instauré par le grand concile œcuménique Latran IV. Auparavant, personne ne se mariait ‘à l’Eglise’. Exact. La règle nouvellement instaurée était que dorénavant le prêtre devait obligatoirement assister au mariage comme « témoin de l’église’ en lus des 2 témoins habituels et ce, sous peine d’invalidité (Latran2 en 1139). Or certains prêtres ont continué après 1139 à contracter des mariages en privé, on dirait aujourd’hui « en famille ». Un des mes amis subodore même que cette mesure nouvelle visait surtout et aussi les prêtres pour en finir avec ces mariages très privés !!!! Qu’en dites-vous ? A vous lire.
    Jean jean.combe34@gmail.com

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